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Aleusha et Ana "Les contes de fées sont essentiels parce qu’ils nous disent que les dragons existent et surtout parce qu’ils nous disent qu’on peut les battre."   Mar 5 Mai - 13:49
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Le chaos rongeait cette ville. Le feu, les cris, la peur et les blessés... Voilà ce qui se passait lorsque des dragons n'étaient plus tenus. Voilà ce qui se passait, lorsque tout partait en vrille. Les dragons étaient une force de la nature, des êtres épatants et mortellement dangereux ; c'était précisément ce qu'Anastasiya avait toujours le plus aimé chez eux. Ils étaient souvent imprévisibles. Mais là, ce n'était pas eux. Pas totalement. Les dragons n'étaient pas responsables, personne ne pouvait les blâmer. Il y avait ce mal, qui les rongeait, qui les rendait fous. Leur comportement était loin d'être tout à fait normal, ce qui rendrait les choses d'autant plus difficiles pour eux, pauvres sorciers désemparés. Les dresseurs de dragons avaient été mobilisés et Anastasiya n'avait pas hésité une seule seconde à répondre à l'appel. On ne pouvait pas s'improviser dresseur. Et au vu de la situation, ces derniers étaient aussi utiles que les médicomages sur place. D'ailleurs, elle se doutait bien que sa sœur devait déjà être sur place, elle aussi, en train de porter secours aux blessés. Une raison supplémentaire – s'il en avait fallu une – pour que la femme quitte son Écosse et se rende à Caerphilly. Arrivée sur place, elle n'avait pas eu à attendre longtemps avant qu'on lui fasse un topo de la situation. Un topo bref, concis, peut-être un peu trop. Elle avait besoin d'un peu plus de détails que ce qu'on voulait bien lui donner pour faire correctement son boulot. Ne serait-ce que parce qu'elle ne pouvait agir de la même façon face à un Magyar à Pointes que face à un Norvégien à Crête... Il fallait garder la tête froide. Ne pas paniquer. Ne pas se laisser aller à la moindre hésitation. Elle n'aurait qu'une seule chance, face à un dragon. Une seule.

Elle aurait pu trouver magnifique le spectacle de ces êtres gigantesques perchés sur les toits des maisons ou volant dans le ciel, crachant furieusement leur feu, si la situation n'avait pas été aussi critique. Ce n'était pas le moment d'être épatée par leur beauté époustouflante. Ils souffraient. Ils souffraient, eux, et ils n'étaient pas les seuls. Le spectacle sur la terre ferme était bien moins beau que ces êtres titanesques qui crachaient leur rage au-dessus de leur tête. Du sang, de la chair carbonisée, des cris. Et cette incompréhension, à la limite du supportable, qui flottait dans l'air. Tout était étouffant, et dans sa combinaison spécialement conçue pour ne pas craindre le feu, Anastasiya suffoquait presque. Une légère envie de vomir lui remontait vicieusement le long de l’œsophage, lui provoquant quelques haut-le-cœur alors que son regard passait de blessé en blessé. Il fallait qu'elle fuit ce carnage. Qu'elle fasse ce qu'elle était venue faire. Elle n'était d'aucune utilité, au milieu de tous ces corps qui souffraient, de toutes ces larmes. Mais elle ne savait pas par où commencer. D'autres dresseurs s'étaient déjà répartis à travers la ville entière, elle le voyait aux sorts qu'elle voyait fuser en direction des dragons. Mais il y en avait tellement. Partout. Et ils étaient bien déterminés à tout détruire sur leur passage. Comment raisonner un dragon qui souffre ? Comment raisonner une créature aussi têtue et brutale, lorsque cette dernière a décidé de la fin du monde ? Elle n'eut pas le temps de réfléchir plus sérieusement à la question qu'un homme du Ministère l'alpagua, pour l'envoyer au Nord de la ville. Un Boutefeu Chinois était en train d'y semer la panique, et il fallait le maîtriser au plus vite. Maudissant intérieurement son manque de chance sur ce coup là, l’Écossaise se rendit sur le lieu, espérant y trouver d'autres dresseurs ; ils auraient besoin d'être plusieurs pour réussir à maîtriser un dragon de cet ampleur.

« Vous ! » Interpella-t-elle sans grande douceur une femme, qui n'avait visiblement pas grand chose d'une dresseuse de dragons. « Il ne faut pas rester ici ! Il y a un Boutefeu, et croyez-moi, ils sont aussi dangereux que le plus féroce des Magyars. Vous êtes bénévole ? » Anastasiya s'approcha de la femme, sa baguette à la main. Elle aurait tout aussi bien pu tomber sur une moldue, d'ailleurs, mais l'idée ne lui avait même pas traversé l'esprit. Elle avait suffisamment de choses à penser pour ne pas ajouter en plus la possibilité de se retrouver nez à nez avec une simple moldue. Des flammes, en forme significative de champignons, s'élevèrent d'entre deux maisons et Anastasiya se précipita sans plus se poser la moindre question vers la femme, pour l'attraper par le poignet et l'attirer avec elle vers une grande maison, lançant un « Alohomora » précipité pour en déverrouiller la porte et s'engouffrer à l'intérieur de la bâtisse, refermant derrière elle et l'inconnue dans la foulée. Son cerveau bouillonnait. Le dragon n'allait pas mettre longtemps à réduire en cendres cette maison, mais c'était pour le moment l'abri le plus sûr qu'Anastasiya ai trouvé, dans le feu de l'action. « Bordel... Vous avez la moindre connaissance en ce qui concerne les Dragons ? Je suis pas certaine d'avoir le temps de vous faire un cours, là, mais on va clairement pas pouvoir rester planquées bien longtemps. Va falloir trouver une solution, et vite, le Boutefeu ne va pas attendre, lui. » Pour une première approche, il était probablement difficile de faire pire.
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Re: Aleusha et Ana "Les contes de fées sont essentiels parce qu’ils nous disent que les dragons existent et surtout parce qu’ils nous disent qu’on peut les battre."   Jeu 7 Mai - 23:52
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Je fixe mon reflet dans le miroir alors que je pare mes yeux de couleurs rouges et oranges. Le feu pour combattre le feu. Certains considéreraient absolument fou que je prenne le temps de me  préparée de la sorte dans de telles circonstances. Pour moi , il s’agit d'un évidence ! Comme ces super héros pour moldus qui ne sont rien sans leurs costumes ! Je secoue ma crinière blonde et passe un rouge à lèvre rouge sang sur me lèvres. J'enfile un pantalon de cuir noir, des bottines et une veste en cuire. Je pourrais entendre Isaac me dire que c'est futile et que je n'ai pas besoin de tout ça. Il ne comprends pas, comme beaucoup, que j'y puise une partie de ma force et de mon courage. J'en aurai bien besoin au vue de ce que l'on m'a décrit de la situation. Un dernier regard vers le miroir et je saisi ma baguette fermement entre mes doigts. Une caresse à mon chat et dans un POP sonore, je disparaît.

POP. J’apparais un peu en dehors de Caerphilly. En contrebas, j’aperçois le brasier, la fumée et la silhouette immense d'un dragon qui se découpe entre les flammes. Je plisse les yeux et me laisse allée à faire un pas en arrière. Un frisson me glisse le long de la colonne vertébrale alors que résonne un cri déchirant. Je n'ai pas de temps à perdre et je me reprends aussitôt. Je fonce alors droit sur le village. Je ne suis pas la pour les dragons. Ils sont au delà de mes compétences et je dois avouer que je préférerais me contentée de les éviter. Je suis la pour tenter de protéger ceux qui en auraient besoin et pour veiller à ce que les forces du mal ne profitent pas du chaos ambiant.  Je pénètre dans une ruelle, ma gorge se serre, mes yeux piquent et je ne peux retenir une toux qui m'irrite aussitôt la trachée. Je lève ma baguette et formule un sortilège de bulle autour de ma tête.

Un cri résonne un peu plus loin à nouveau. Une femme traverse la rue en courant...suivie d'une silhouette encapuchonnée. Par tout les trolls, ils n'ont pas perdu de temps les bâtards. Le chaos les attirent comme des mouches sur la merde. Des dragons ce n'est pas suffisent non, il faut que ces sac de pus viennent eux aussi ajouter leur petite dose destruction. A cet instant un amas de briques et de gravats s'explose au bout de la rue. Bordel, ce dragon est plus proche que je ne l'aurais penser. J'inspire et m'apprête à courir pour prendre en chasse le poursuivant et sa victime..c'est alors qu'une voix m'interpelle.

Anastasiya - « Vous ! » ... « Il ne faut pas rester ici ! Il y a un Boutefeu, et croyez-moi, ils sont aussi dangereux que le plus féroce des Magyars. Vous êtes bénévole ? »

Sans blague ! Je m’apprête à répondre mais, des flammes surgissant entre deux maisons m'en empêchent. La chaleur dégagée est terrible et me cloue sur place. Une main me saisi le poignet et je me laisse entraînée sans aucune résistance. Nous arrivons à l’intérieur d'une habitation et mon visage me brûle encore comme après un terrible coup de soleil. Mes yeux me piquent à nouveau et je constate que le sortilège de bulle n'a pas résisté au souffle brûlant. Je tousse et prends appuis contre un mur. Il est chaud !

Anastasiya - « Bordel... Vous avez la moindre connaissance en ce qui concerne les Dragons ? Je suis pas certaine d'avoir le temps de vous faire un cours, là, mais on va clairement pas pouvoir rester planquées bien longtemps. Va falloir trouver une solution, et vite, le Boutefeu ne va pas attendre, lui. »

Je me retourne alors vers l'inconnue et la détaille en une seconde. Il semble plus qu'évident qu'elle n'est pas une pauvre âme sans défense. On voit tout de suite qu'elle est la pour se battre. Je fixe mon regard droit dans le sien. Je résiste à l'envie de lui répondre sur un ton désagréable. Ce n'est pas mon genre et je ne vais pas me laissée allée à céder à la panique. Je me redresse et inspire profondément.

Aleusha - Non je n'y connais strictement rien en dragons et bien que je sois intéressée d'en savoir plus je reconnais que le moment n'est nullement approprié. Vous semblez vous y connaître vous !?! Alors je vous en prie trouvez une solution !

La maison se mets alors à tremblée et je laisse échapper un petit cri de surprise que je ravale aussitôt. Je serre ma baguette fermement entre mes doigts et la pointe vers le plafond. On ne sais jamais ! Je reprends alors aussi vite la parole.

Aleusha - Ils doivent bien avoir un point faible ces boutefeu non?!? Il nous reste l’option de transplaner et de l'attaquer d'un meilleur coté ! Qu'est ce que j'en sais moi ! Je suis pas la pour les dragons !

Je repense à la silhouette encapuchonnée et je me maudis de ne pas m’être mise à courir plus tôt. Je lance alors un sortilège de lévitation vers le plafond. Tout ce qui s'en écroulerait serait retenu par la barrière. Le feu est pourtant mon principal soucis alors que j'ai l'impression que le four se referme autour de nous.




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